Qui parle ?
L’étude est réalisée par trois économistes : Xavier Chojnicki, Lionel Ragot et Ndeye-Penda Sokhna. D’abord publiée comme document de travail du CEPII en 2018, elle paraît en 2022 dans Revue économique, une revue scientifique spécialisée en économie.
Que fait cette source ?
Les auteurs comparent les recettes versées par les immigrés aux dépenses publiques qui leur sont attribuées. Leur analyse porte sur sept années réparties entre 1979 et 2011 : elle couvre donc trente ans d’évolution, mais n’étudie pas chaque année de cette période.
Il s’agit d’une approche comptable : elle mesure le bilan des immigrés présents en France à différentes dates, sans simuler ce qui se serait passé en leur absence.
Pourquoi lui accorder du poids ?
La méthode, les conventions de calcul et les résultats sont exposés de manière détaillée. La publication dans une revue scientifique renforce également la crédibilité du travail, sans rendre pour autant chaque choix méthodologique incontestable.
L’étude observe plusieurs contextes économiques et aboutit toujours à un impact faible, compris entre −0,49 % et +0,05 % du PIB selon les années.
Jusqu’où rester prudent ?
Les dernières données étudiées remontent à 2011 : les résultats ne constituent donc pas une estimation de la France actuelle. Ils dépendent également de la population retenue, des dépenses comptabilisées et de la manière de les répartir.
Enfin, cette approche ne permet pas de déterminer directement combien la France économiserait ou perdrait en l’absence d’immigration.
Comment TGTT l’utilise ?
TGTT l’utilise comme principale source historique pour mesurer l’ordre de grandeur du bilan annuel et son évolution selon la conjoncture. Elle contribue aussi à expliquer pourquoi ce bilan reste proche de l’équilibre : un désavantage à âge comparable est largement compensé par la répartition par âge de la population immigrée.